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dimanche 25 mai 2014

Pourriez-vous être dans une relation libre?




Suite à l’un de mes récents articles Est passée de célibataire à… (http://preciousgirldiary.blogspot.ca/2014/05/est-passee-de-celibataire-a.html) la relation libre est probablement celle qui a le plus attisé ma curiosité alors que je me suis moi-même demandé si je serais capable de vivre dans ce genre de relation qui mérite certainement d’être évaluée plus en profondeur. Découvrez-la avec moi.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une relation libre? C’est quand deux personnes sont en couple ensemble mais s’autorisent à voir d’autres personnes en même temps.

De façon à bousculer pas mal les valeurs traditionnelles d’un couple… D’où les nombreuses réticences face à ce genre de relation.



Cela peut convenir à ceux qui ont toujours eu des difficultés avec la fidélité et qui préfère être liber avec leur partenaire plutôt que de les tromper dans leur dos. C’est pour les personnes qui veulent s’engager dans une relation, avoir quelqu’un pour eux, sans pour autant manquer d’autres expériences qu’ils n’auront pas la chance de revivre. Ou encore pour ceux qui tiennent à leur liberté, à avoir leur propre vie, mais y laissent tout de même entrer un partenaire plus récurrent, sans se priver de la liberté de se retrouver dans le lit de quelques autres.

Cela ne signifie pas pour autant « couche avec qui tu veux, fais ce que tu veux, je m’en fous ». Les couples en relation libre peuvent s’instaurer des règlements afin d’ajuster la relation selon leurs propres intérêts et besoins. Cela peut être par exemple être de ne pas avoir de relation sérieuse avec quelqu’un d’autre, de ne pas fréquenter les amis de l’autre ou de donner priorité à son partenaire principal avant d’aller voir ailleurs. De plus, avoir la liberté de pouvoir voir d’autres personnes ne veut pas dire que l’autre ira coucher avec tous ceux qu’il rencontre, alors que le nombre de relation peut être assez bas et peu important, et qu’il est même possible de n’avoir rencontrer personne d’autre mais de tenir simplement à sa notion de liberté.
C’est pourquoi plutôt que de se conformer au modèle de couple qui ne convient pas à tous, l’union libre où la communication et le respect sont bien présents, peut mieux convenir aux besoins et aux désirs de certaines personnes.



Une femme décrit d’ailleurs comment une relation ouverte est devenue une liberté qui lui convient maintenant bien mieux :

« Je pense que cette liberté et cette « décontraction » globale nous aide aussi à être en relation libre. C’est lui qui a amené le sujet, assez tôt d’ailleurs, au bout de deux ou trois mois. Il m’a dit « Tu sais, si jamais tu rencontres un mec et qu’il te plaît, tu peux faire ce que tu veux, hein, ton corps ne m’appartient pas et ta sexualité non plus ; par contre si tu veux que moi je sois fidèle, tu me le dis, tu en as le droit ». Et en fait, c’est venu comme une évidence : non, je ne le voulais pas. »[1]

Nous avons grandi entourée de l’idée selon laquelle l’amour c’est le mariage, la fidélité, rester avec quelqu’un pour la vie… Pourtant, parmi tout cela, de nos jour l’amour sait aussi se redéfinir par le respect de l’autre (et de soi), l’honnêteté, laisser l’autre libre d’être ce qu’il est, de faire ce qu’il veut, et de rester à ses côtés tant qu’on l’aime et qu’il nous rend heureux.



Cela sonne bien en théorie mais est-ce aussi bon en pratique?  Pour plusieurs, ce sont des attentes et des besoins qui ne fonctionnent pas entre les deux partenaires, une personne qui s’est engagé alors qu’elle voulait en fait plus ou encore surtout la jalousie.

La fidélité est si souvent montrée comme une valeur fondamentale du couple que même ceux osant s’engager dans une relation libre ne réussissent pas à se l’enlever de la tête et sont mal à l’aise en apprenant les aventures de leur partenaire. De plus, certains risquent d’avoir plus de chance que d’autres à se trouver de nouvelles aventures ce qui peut créer un sentiment d’injustice.
Pourtant, d’autres peuvent également être surpris de voir que cela ne leur fait rien et que la relation libre les rend plus heureux qu’ils ne l’ont jamais été.

Un des problèmes importants est aussi lorsque quelqu’un s’est engagé dans ce genre de relation pour satisfaire l’autre, même si ça ne convenait pas à ses propres attentes et que c’était du moins « mieux que rien ». Avec cela vient de trop grandes idées et une frustration lorsque l’autre rencontre quelqu’un d’autre alors que, même en faisant de même, cela ne taie pas la jalousie. Il vaut mieux s’y engager en comprenant bien la réalité de la situation et en tenant à ce que nos attentes soient respectées, sans quoi la relation n’en vaut pas la peine. Il faut ainsi savoir bien se connaître, savoir sortir d’une relation qui nous fait du mal, et être assez indépendant pour être heureux seul sans dépendre d’une relation qui risque d’avoir bien des hauts et des bas.

Malgré un taux d’échec important (quoi que tout genre de relation a un taux d’échec important), la relation libre a déjà su marcher pour quelques couples qui ont su durer des années. Et encore, même pour ceux pour qui cela n’a duré que quelques mois, cela ne signifie pas que la relation libre a été un échec alors qu’elle a su leur convenir et les rendre heureux pour un certain moment de leur vie.



Bonus : La monogamie est même est très rare dans la nature et la relation libre se rapprocherait donc plus d’une relation naturelle comme le font les autres mammifères.

En fin, après avoir étudié la question, je pense que la relation libre est bien moins pire que ce que l’on aurait cru. Contrairement à la relation traditionnelle, elle est bien plus axée sur les besoins, les désirs et la liberté de chacun, pour savoir convenir à ceux qui veulent se permettre de multiples expériences en ayant toujours quelqu’un sur qui compter. Je ne dis pas que ça marche pour tout le monde, mais pour certains, ce ne devrait pas être un genre de relation à rejeter totalement alors qu’il vaut la peine d’être essayé, lorsqu’elle convient à ce que nous voulons vraiment. Et bon, si on finit par être heureux comme ça… pourquoi pas?




Question commentaires :
Alors, vous seriez prêts à tenter une relation libre? Quelles seraient vos conditions?



[1] http://www.madmoizelle.com/relation-libre-206750

mardi 20 mai 2014

D'où vient l'homophobie?


Si l’homosexualité n’est pas un choix, l’homophobie en est un, à ne surtout pas faire. Aucune raison ne sera bonne pour détester un groupe de personne seulement coupable du crime d’aimer mais certaines personnes s’en sont créées quand même, toutes basées uniquement sur l’ignorance. Et quel est la meilleure façon de combattre l’ignorance? En répliquant intelligemment. Agrémenté d’un peu de manque de patience face à certaines niaiseries.

Préjugés et ignorance

Il y a l’ignorance face à un sujet que l’on ne connait pas, que l’on finit par craindre. Et cette peur qui pousse à rejeter cette chose, à vouloir s’en débarrasser, à la haïr. C’est pourquoi l’homophobie n’aura jamais raison d’être, parce qu’elle est basée sur l’ignorance.

Ce qui est différent dérange. Et, plutôt que d’accepter ces différences qui rendent notre monde unique et le fait évolué, les gens préfère souvent les rejeter plutôt que d’apprendre à les comprendre. Que ce soit des préjugés sur leur comportement, des fausses idées partagées par la religion ou la société, ou encore d’importantes généralisations, les raisons pour lesquelles les gens s’opposent à l’homosexualité restent souvent absurdes et assurément erronées. Vu le manque d’informations et de représentations sur le sujet, les préjugés viennent remplir le vide causé par le peu de connaissances des gens. Et même si ces idées ne consistent pas en une véritable haine envers les homosexuels, les préjugés les plus simples peuvent eux aussi encourager de fausses idées sur les homosexuels qui ne correspondent pas à ce qu’ils sont vraiment.  

Être homosexuel signifie simplement être attiré par une personne du même sexe, c’est tout. Cela ne signifie pas être un gars efféminé, une fille masculine, vouloir coucher avec n’importe qui ou raffoler des paillettes. Il n’y a donc aucune raison de traiter les homosexuels différemment car ils sont tout autant différents entre eux que toute autre personne.  

Les homophobes sont des homosexuels refoulés

L’idée selon laquelle certains homophobes seraient des homosexuels refoulés c’est avérée vrai lors d’une expérience menée par des chercheurs de l’Université de Géorgie. Pour vérifier leur hypothèse, ils ont présenté différentes vidéos pornographiques à des homophobes et des non homophobes afin de pouvoir comparer les réactions d’hommes des deux groupes. Le niveau d’excitation a été mesuré grâce à la pléthysmographie pénienne permettant de mesurer la variation de circonférence du pénis des individus. La différence la plus marquée entre les deux groupes d’autre a pu être vu lors du visionnement de la vidéo pornographique entre deux hommes alors que 80% de ceux considérés comme étant homophobes ont démontrés des signes d’excitation contre 35% des non homophobes.

Cela ne concerne ainsi pas une minorité d’homophobes mais plutôt la majorité. Ceux-ci seraient donc inconfortables et montreraient de l’intolérance face aux homosexuels car ils ne pourraient pas eux-mêmes accepté leur propre homosexualité. Ils se sentiraient menacés par les gais et les lesbiennes car ceux-ci leur rappelleraient leurs tendances similaires qu’ils tentent de refouler.

La religion catholique et les consommateurs du péché de la chaire entre personnes du même sexe

Sans pour autant parler contre la religion catholique, qui peut réellement avoir un bon fond de bonté et d’amour, il reste que l’opinion de certaines personnes contre les homosexuels est basée sur des idées totalement fausses, qui vont de cette façon tout à fait contre leur valeur d’aimer son prochain.

« Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination»
-Bible

Le problème c’est que tu te bases sur un livre écrit il y a 2000 ans qui condamne également la consommation de fruits de mer mais permet de posséder des esclaves. Et il y a probablement 15 000 autres livres, basés sur des faits, qui peuvent prouver que l’homosexualité n’a absolument rien de mal.

« L’homophobie, ou « peur de l’homosexualité », est une expression fréquemment utilisée par les militants homosexuels pour stigmatiser ceux qui n’expriment pas des idées favorables à leurs revendications, sous prétexte que leurs opposants auraient soi-disant une peur irrationnelle des rapports entre personnes du même sexe. Mais cette accusation est sans fondement, car on peut très bien être en désaccord avec certains comportements, sans pour autant en avoir peur. »
-Chatolique.org

1.     Homophobie ne veut pas dire avoir peur des gays mais avoir quelque chose contre les gays
2.     Tu décris ce qu’est l’homophobie en disant que les homosexuels sont frustrés qu’on s’oppose à eux
3.     On n’accuse pas les homophobes d’avoir peur des gays
4.     « On peut très bien être en désaccord avec certains comportement » (#Description de l’homophobie) « sans pour autant en avoir peur » (# Bande de caves)

« Les avis sur l’homosexualité varient d’une génération à l’autre ou d’un pays à l’autre. Mais les chrétiens ne se laissent pas emporter ça et là par tout vent d’enseignement. Ils adhèrent plutôt à la pensée biblique. »
-Les jeunes s’interrogent, réponses pratiques, volume 1 (Livre distribué par une petite témoin de Jéhovah quand même fine)

Autant dire que tu n’as pas évolué depuis 2000 ans, on s’est fait de meilleurs arguments que ça de notre côté depuis ce temps-là.

« Je n’ai rien contre les homosexuels, mais je n’apprécie pas leur choix de vie.(…) Je rejette la conduite homosexuelle, pas l’individu »
-Idem

« Choix de vie ». Ce n’est pas un choix, les personnes sont faites comme ça. Tu n’aimes pas l’homosexualité : tu n’aimes pas les homosexuels.

Je n’ai moi-même rien contre le catholicisme ou les personnes pratiquant cette religion, mais je ne tolérerai jamais que qui que ce soit face du mal à autant de personnes parce qu’il n’a pas assez de jugement pour se rendre compte qu’il se laisse diriger par un livre écrit par des hommes (pas par Dieu, pas par Jésus) il y a 2000 ans. Jésus n’a jamais dit quoi que ce soit contre l’homosexualité et était celui qui prêchait l’amour, le pardon  et avait autant de respect pour les prostitués que tout autre personne et s’opposait même à la façon dont on les traitait. Si on avait pu rapporter quelconque histoire de Jésus face à des homosexuels, je suis assez certaine qu’il les aurait autant aimé que tout autre personne et ne leur aurait surtout lancé de pierre comme semble le faire la religion qu’il a inspiré de nos jours.


La peur d’être « démasculinisé »

Cette idée touche surtout les hommes qui voient l’homosexualité comme une façon de démasculinisé les hommes en leur donnant le rôle de la femme. En effet, plusieurs comparent les couples homosexuels au couples hétérosexuels, se disant que l’un des hommes doit bien jouer la femme, et ainsi perdrait de sa virilité, serait plus soumis et inférieur. Un rôle qu’ils ne tolèrent pas.  L’homophobe dégoûté de l’homosexualité pense souvent seulement au pénétré et non au pénétrant, ce qui lui met ainsi en tête une seule image de l’homme gai. D’autres images d’hommes plus efféminés peuvent également lui inspiré de la haine envers ce groupe de personne alors qu’il voit encore une fois sa propre sexualité et sa propre virilité menacés. Cela explique également pourquoi l’homosexualité masculine est plus condamnée que l’homosexualité féminine, qui ne remet pas en cause la virilité des hommes.

Toutefois cette vision de l’homosexualité est à la fois basée sur des idées erronées et une grande généralisation. Aucun homme gai ne joue le rôle de la femme parce que, étant gai, leur but est de sortir avec un homme, et non avec un homme se prenant pour une femme. Le pénétré n’est pas inférieur au pénétrant, tout comme une femme n’est pas inférieure à un homme. Ne pas aimer les gays car certains sont féminins, c’est également avoir un regard négatif sur les femmes en disant que la masculinité est supérieur à la féminité (alors qu’une femme plus masculine est bien plus acceptée qu’un homme féminisé). Et pour finir, si tu étais vraiment viril, tu n’aurais pas à diminuer les autres pour te sentir supérieur et tu n’aurais pas à craindre les homosexuels qui, tu crois, risquent de remettre en question ta propre virilité.

C’est « contre nature »

Tout d’abord : non. L’homosexualité existe depuis toujours et n’est maintenant (depuis que de véritables recherches ont été effectuées sur le sujet) considéré comme une maladie. L’homosexualité est de plus présente chez plus de 450 espèces animales (peut-être même 1500 selon certains chercheurs) et une seule peut être homophobe. C’est qui qui n’est pas naturel maintenant?

Si certains disent que l’homosexualité est contre nature parce qu’il est quelque peu difficile pour un couple gay de faire des bébés ensemble, allez-vous vraiment aussi lapider ceux qui sont infertiles ou qui décident de ne pas avoir d’enfants? La haine des homophobes risque de détruire bien plus vite l’humanité que les couples homosexuels qui ne peuvent pas faire d’enfants entre eux.

Oh, et ta religion, tes vêtements, ta voiture et ton mode de vie moderne, c’est tout naturel et ça a poussé dans un arbre tout ça?

Une nouvelle « mode » d’homophobie

Plusieurs personnes sont homophobes (ou ont quelconque problème avec les homosexuels) parce que… Parce que c’est ça qui est ça, plusieurs personnes s’y opposent pour quelconque raison (stupide), autant s’y opposer eux aussi. On leur dit qu’être gay c’est mal, on popularise les insultes telles que « tapettes » et « pédés » et certaines personnes suivent le mouvement, pour faire comme les autres, sans réfléchir à ce que cela signifie vraiment.

Tellement de personnes utilisent l’identité sexuelle d’une personne de façon péjorative souvent sans se rendre compte du mal que cela peut faire. Si « pédé » était une insulte à la mode dernièrement, j’ai demandé à ceux qui l’utilisaient s’ils savaient ce que cela voulait dire et la grande majorité d’entre eux ne savaient même pas que cela se rattachait aux homosexuels.

Se moquer des homosexuels est parfois encouragé, montré comme quelque chose de drôle, une façon de se montrer « viril ». Et certain de ces homophobes ne font pas que défendre poliment une opinion erronée, ils compétitionnent quasiment pour savoir qui saura être le plus méchant, ou plutôt quant à moi : le plus cave. Comment est-ce que faire mal à des personnes de cette façon pourra un jour avoir quelconque raison d’exister?



(Masquer les pseudos des Twitter? Non, assumez ce que vous dites)

Alors, aux personnes que cela concerne, plutôt que de suivre des imbéciles qui ne vous mèneront jamais plus loin que cela, autant suivre vos propres opinions basées sur des faits et basés sur le bien. Et vous verrez comment cela peut faire du bien à tout le monde, dont vous-même, lorsque la société commence à avancer intelligemment sur un chemin de tolérance et de respect.




En conclusion,  il n’y a rien d’autre à dire : la haine envers les homosexuels ne sera jamais tolérable, pour quelque raison que ce soit. L’homophobie est ce qui fait bien plus de mal, ce qui condamne des personnes à mort, ce qui cause tant de suicide. Faites le choix d’aimer.


Pour retrouver un peu le sourire :



Et retrouver un meilleur modèle à suivre :



Question commentaires :
Et vous, qu'auriez vous écrit au #SiMonFilsEstGay?




samedi 17 mai 2014

Welcome to Burlesque




Alors que plusieurs critiquent rapidement le Burlesque, l’associant aux prostituées et une façon de montrer les femmes comme des objets sexuels, cette forme d’art est en fait un mouvement féministe permettant aux femmes de tout genre de retrouver le contrôle de leur corps et leur sexualité.

C’est un mouvement culturel inspiré des cabarets de Paris du 19e siècle tels que le Moulin Rouge et les Folies Bergères. Il s’exporte ensuite aux États-Unis où les années 40 50 correspondent à l’âge d’or du burlesque avant sa disparition dans les années 70 alors que l’érotisme est banalisé par la libération sexuelle et la légalisation des revues de nues aux États-Unis. Toutefois, dans les années 80, des images populaires des années 50 telles que les hot rods, les tatouages et les pin ups encourage le retour du Burlesque qui reviendra en force dans les années 1990 à travers les États-Unis.

C’est alors que le mouvement Burlesque commence réellement à transmettre un message, présentant des membres féministe et transgenre, et luttant contre les canons de beauté et de minceur auxquelles les femmes sont soumises en présentant différents modèles de femmes diversifiées et fières de leur corps. Les femmes ne doivent pas être montrées comme des objets sexuels mais pas non plus comme des personnes ne devant jamais se montrer séduisantes. Le Burlesque propose plutôt des artistes maîtresses de leur corps qui sont libre d’en faire ce qu’elles veulent en s’appropriant leurs atouts et en retrouvant confiance en elles, sans culpabilité. Si on les traite tout de même de putes, ce ne sont pas leur comportement que l’on doit changer (car il apporte en fait plus de bien que de mal) mais plutôt les commentaires négatifs à leur sujet qui limite les femmes sur ce qu’elles peuvent faire de leur corps et de leur vie.



Les spectacles burlesques ne présentent pas des femmes soumises aux hommes mais plutôt des femmes à la fois provocantes, glamour et indépendantes. Elles présentent un personnage de femme fatale totalement sûr d’elle, agrémenté d’une touche d’humour qui donne un nouveau sens à ce genre de numéro. Il ne s’agit pas simplement de montrer son corps mais aussi de montrer sa personnalité et se créer un personnage unique. Pour ce qui est du striptease burlesque, appelé plutôt effeuillage, n’a rien à voir avec le pole dancing et la danse contact mais garde plutôt un aspect glamour et proscrit la nudité totale. L’effeuillage ne consiste pas ici à sa vendre pour de l’argent mais est plutôt souvent, pour les artistes burlesque, un loisir et un engagement à la cause qu’elles défendent. Ce ne sont d’ailleurs pas que des hommes qui vont voir ce spectacle mais également des femmes, intéressées par l’aspect glamour et la confiance des femmes peu importe leur corps.

Ainsi, alors que présenté la femme de façon plus sexuelle a souvent été une façon de les traiter comme des objets servant seulement à combler le désir des hommes, les artistes burlesque ont su se réattribuer certaines pratiques afin de créer un mouvement artistique et féministe qui leur redonne du pouvoir et une grande confiance en elle. Si un des seuls rôles que l’on considère comme bien pour une femme est celui de la douce fille pure et gentille, le Burlesque  permet aux femmes de se libérer et de devenir ce qu’elles veulent, même si ce n'est pas la petite fille parfaite que l'on s'attendait qu'elles soient.




Question commentaires :
Et selon vous, le Burlesque est-il vraiment un mouvement féministe ou une autre façon de vendre les femmes qui paraît simplement mieux?




dimanche 11 mai 2014

Est passée de célibataire à



Alors que je voulais changer ma situation amoureuse Facebookienne de « célibataire » à « en attente d’un miracle », je fus surprise par le nombre de choix qui s’offraient à moi… Puis finalement surprise par le fait que le fameux « c’est compliqué » représentait mieux n’importe quelle situation.

Parce qu’encore là qu’est-ce qu’un couple?

« Personnes unies par le mariage, un pacs, ou vivant en concubinage » ou « Deux personnes réunies provisoirement au cours d’une danse, d’une promenade, etc. »
-Larousse, d’un extrême à un autre

« Paire de choses qui ensemble constituent une entité nouvelle avec des propriétés spécifiques » #clarté
-Wikipédia

« Ensemble de deux personnes liées par une volonté de former une communauté matérielle et affective, potentiellement concrétisée  par une relation sexuelle conforme à la loi. » (…Conforme à la loi?)
-Sociologie

Peu importe, qu’elle est l’idée générale que l’on se fait d’un couple? Deux personnes qui s’aiment, qui se jurent fidélité, qui se donnent des petits noms quétaines et ce, pour toujours?

Ces dernières années, la définition a radicalement changée alors que le couple ne consiste plus du tout en la même chose qu’autrefois. Pendant de nombreux siècles, les gens se mariaient pour la famille et l’argent. Être en couple était davantage un projet de vie qu’un projet amoureux et chacun était dépendant de l’autre alors que les femmes et les hommes avaient déjà un rôle d’attitré : faire des enfants et faire de l’argent. Les gens se mariaient pour la vie et le couple se devait d’être une structure stable et sécurisante. L’amour de son côté, de nature plus passionné, impulsif et instable, risquait de nuire à la famille, et était ainsi plutôt réservé à l’adultère. (Au grand bonheur de Frédégonde).

                                                
Une femme avant et après le mariage, selon Disney

Plus tard, la vague de romantisme  apporte une nouvelle idée selon laquelle les sentiments sont plus importants que la raison et le devoir de fonder une famille de façon traditionnelle. Il faudra toutefois attendre les années 70 pour que cette idée puisse véritablement prendre place : les années de la libération sexuelle. Les femmes avaient depuis quelques années gagnées de l’indépendance en entrant sur le marché du travail mais c’est la légalisation de la contraception qui leur permet de reprendre le contrôle de leur corps et de devenir autre chose que des mères de famille. Chacun est de cette façon plus autonome et peut ainsi se permettre d’avoir la liberté de choisir quelqu’un par amour.

Toutefois, alors que nous nous ouvrons de plus en plus à la sexualité, nous nous prenons toujours les pieds dans l’image du couple parfait véhiculé par notre société.

L’idée du couple amoureux conventionnel n’est en fait pas aussi belle qu’on le croit.


Nous avons passé trop de temps de notre vie à idéalisé une relation parfaite digne du prochain film de princesse de Disney. Un couple se doit d’être fidèle. Un couple se doit de se voir et de se texter tous les jours. Un couple se doit de vivre heureux pour toujours et eurent beaucoup d’enfant. « Je ne peux pas vivre sans toi », « Je t’aimerai toujours », « Tu es toute ma vie »

Et puis on se demande pourquoi notre couple ne fonctionne pas et on se remet en question…  Alors que c’est plutôt le modèle de couple que nous avons en tête que nous devrions remettre en question.

Chose (nom fictif) est officiellement en couple avec Truc (nom réel) depuis 2 semaines et c’est le grand amour. Chacun a une idée bien personnelle de ce qu’est une relation amoureuse et s’attend à ce que l’autre corresponde parfaitement à cela et ce, bien sûr, sans parler du sujet. Puisque que des amoureux se doivent d’être en amour, Chose fait également bien attention à envoyer chaque jour de mignons textos à Truc, à écrire leurs noms entourés d’un cœur sur son coffre à crayon et à faire n’importe quoi pour lui pour se prouver que leur amour est bel et bien réel. Truc, de son côté, s’assure d’offrir des fleurs et des rendez-vous romantique à son amour afin d’obtenir en échange une bonne image de lui-même et une relation qui persiste. Chose acceptera de faire des galipettes après 6 mois de relation sérieuse car son amie Patente lui a dit qu’une personne qui se respecte ne fera des galipettes qu’après 6 mois. Truc, doutant de l’amour de Chose et désirant à tout prix préserver leur relation, s’assurera de passer le plus de temps possible avec elle et de lui faire se sentir mal quand elle passe une soirée sans lui. Truc et Chose finiront par rompre et mourront tous deux dans un accident qui mènera à la fin du monde vu la disparition de l’amour sur la planète et tout le monde mourra et voilà les couples conventionnels sont pas cools….

Le problème du couple conventionnel est justement que suivre la « convention » pousse les gens à vouloir correspondre à une idée préétablie par la société. Ils se changent eux-mêmes comme ils changent leur partenaire dans l’espoir de vivre une relation « parfaite » que les autres leur ont décrit comme étant la meilleure. On se force à devenir le personnage de notre comédie romantique préféré tandis que l’autre, lui, ne joue pas un personnage du même film. Plusieurs s’oublient « au nom de l’amour » et mettent de côté de qu’ils désirent vraiment parce que cela ne correspond pas à ce qu’ils croient que la société attend d’eux. Ils finissent par devenir dépendants de leur histoire d’amour, la voyant trop souvent comme la principale source de leur bonheur et la meilleure façon de se sentir importants. De là viennent les attentes qui ne sont pas comblées, les conflits, la façon de faire conditionnée qui ne correspond pas à ce que nous avons véritablement envie de faire, l’ennui et l’insécurité. Le couple conventionnel ne communique pas assez et chacun se laisse périr au nom du couple jusqu’à ce qu’ils en aient assez et que ce soit la rupture.

Que faire alors lorsque pour vivre notre conte de fée quand il est dès le départ voué à se compliquer, si il n’échoue pas totalement… On change notre vision des choses pour se tourner vers le couple moderne et obtenir ce que nous voulons en fait réellement.

              

C’est quoi le couple moderne? Il y en a bien plus qu’une définition et c’est pour cela que chacun peut trouver ce qui lui convient le mieux. Ce sont les Friends With Benefits, les relations libres, les One Night, les « on se voit », les relations platoniques et tout autre genre de relation qui n’a pas encore de nom mais que nous pouvons facilement inventer.

Le secret du couple moderne c’est qu’il est basé uniquement sur les attentes de chacun et non calqué sur un modèle préétabli par la société. Tu peux ne pas vouloir t’engager, vouloir fréquenter d’autres personnes en même temps, coucher avec qui tu veux quand tu veux (hum.. tant que l’autre est consentant lui aussi)… Aucune loi n’existe sur le nombre de mois qu’il faut attendre avant de coucher avec son chum sans être une « pute » ou sur la façon de « prouver son amour ». La relation est faite pour correspondre à ce que tu veux réellement, en compromis avec les attentes de l’autre. Et puisse chacun se doit de partager ses attentes avec l’autre et établir plus précisément à quelle genre de relation il s’attend, les malentendus sont bien moins présents et chacun est plus satisfait.

Un des aspects le plus important du couple moderne est la liberté. Alors que chacun dépendait autrefois de l’autre, les partenaires sont maintenant beaucoup plus indépendants et autonomes. Ils savent être heureux  et se sentir importants seuls mais décident simplement de partager ce bonheur avec quelqu’un d’autre. Nous ne sommes plus en couple « pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Le couple est souvent conscient dès le début que la rupture est possible.  Nous ne sommes pas « à » quelqu’un, nous sommes « avec » quelqu’un qui décide simplement de passer une partie de sa vie à marcher à nos côtés. Et chacun vie un amour tellement plus bénéfique comme cela. 




Différentes idées de sorte de couple…

Maintenant que j’ai démoli le concept du couple conventionnel et que le couple moderne consiste simplement à faire ce que l’on veut, certains continuent de manquer de repères et ne savent pas trop ce qu’ils veulent. Il est alors temps de magasiner sa relation, se défaire encore un peu des fausses idées, et de se patenter un couple sur mesure avec tout ça.

FRIENDS WITH BENEFITS/ AMIS MODERNES

Pouvant  convenir aux créatures n’ayant du temps libre que pour le sexe, également appelés les fuck friends, les amis modernes peuvent tout autant être un couple de personnes recherchant une relation physique et émotionnelle sans engagement. C’est comme être avec un(e) bon(ne) ami(e) avec en plus, comme le nom le dit, le bénéfice de pouvoir l’embrasser ou faire des galipettes, selon chacun désire faire. « Oui mais il y en a toujours un qui tombe en amour et qui a le cœur brisé ». C’est pourquoi la communication est aussi importante et qu’il ne faut pas s’engager avec l’idée que ça finira en relation amoureuse. Malgré l’idée populaire que tout cela finira mal, il  reste que la relation de Friends with Benefits peut véritablement fonctionner et convenir à ceux qui cherchent simplement quelqu’un d’agréable avec qui dormir collé.

RELATION LIBRE

Si la fidélité n’est pas pour toi, la relation libre est celle qui te permet à toi et à ton partenaire d’aller voir ailleurs, sans que cela pose de problèmes à qui que ce soit. Bien sûr, ce genre de relation ne convient pas à tout le monde, mais si tu tiens tant à ta fidélité, embarque juste pas dans une relation comme ça. Pour ceux que ça intéresse, il reste qu’il est important d’établir certaines règles pour éviter les conflits et les malentendus dans la relation. Cette relation de couple est souvent mal comprise parce qu’elle met de côté une valeur sur laquelle plusieurs couples sont fondés : la fidélité. Toutefois, si chacun est d’accord pour permettre à l’autre de fréquenter d’autre personne, elle est souvent une bonne solution pour ceux qui n’ont jamais su rester fidèles dans une relation précédente et ceux qui veulent garder une bonne liberté, tout en ayant un partenaire plus stable.

ONE NIGHT STAND / AVENTURE D’UN SOIR

« Oh la salope! ». Oh, l’autre qui ne se mêle pas de ses affaires! Quelqu’un veut du sexe, quelqu’un veut du sexe, ils ont du sexe ensemble, tant mieux pour eux. Pour ceux qui ne cherchent que cette satisfaction, sans aucune complication, ni attachement, ni engagement, ni « prenons le temps de nous connaître », ce peut être une relation intéressante (tant que l’on reste un minimum prudent). L’important est de se respecter selon ses propres valeurs, et se restreindre à vouloir correspondre à ce que veut la société c’est plutôt porter plus d’importance au regard des autres qu’à ses propres valeurs.
(Info bonus : les hommes seraient plus intéressés par les One Night Stand car ils atteignent l’orgasme plus facilement tandis que, du côté des femmes, ce sont celles qui sont vaginales qui sont plus attirées par ce genre d’expérience).

RELATION PLATONIQUE (« platonique » venant de Platon, et non signifiant que c’est nécessairement plate)

Ils disent que ce n’est pas bien de ne pas vouloir trop de sexe, puis finalement que c’est encore plus étrange de ne pas en vouloir du tout. Pourtant, la relation platonique peut bel et bien être une relation heureuse où la romance et l’esprit sont plus importants que le plaisir physique. (Près d’un pourcent de la population est asexuelle, donc pas intéressée par le sexe, sans que cela soit associé à quelconque pathologie, ni que cela soit un problème pour eux).Même si le sexe est important pour plusieurs, il reste qu'il n'est pas nécessaire à la relation amoureuse et que deux partenaires désintéressés par cela peuvent tout autant former un couple sans se sentir forcer de correspondre aux conventions qu'impose la société.

ETC.

Et il y en a encore plus que ce que quiconque pourrait imaginer. Au final, l’important est de savoir ce que l’on veut, ce que l’autre veut et de créer un tout avec cela, en rafistolant un modèle déjà existant ou encore en inventant soit même un nouveau concept. Et c’est ainsi que chacun écrit sa propre histoire originale plutôt que de faire un remake de Roméo et Juliette et que chacun peut profiter du bonheur qu’il aura eu la liberté de choisir. Au grand bonheur des partenaires qui peuvent bien se foutre du regard des jaloux.

Et ils/elles vécurent heureux pour un certain nombre de temps et eurent peut-être beaucoup d’enfants.





Question commentaires :
Les nouveaux films de princesses de Disney montrent-ils maintenant une meilleure image du couple et de la femme?